Celui-là c'est le jour des idées non tranchées,
Celui-là c'est le cimetière des corps non tronchés,
Celui-là c'est hier qui s'oublie demain qui rêve.
Je me fouts qu'il ait du coeur si seulement il a des couilles.

23/12/2004

23/12/04 - 00:11

au théatre une porte qui claque ne marque qu'un rebondissement
en amour cela signe certainement la fin
j'ai pris un quart d'exta pour ne pas y penser

19/12/2004

19/12/04 - 17:27

Sachant où se situe le pire mais pas le meilleur. Dans deux ans nous allons devoir aller voter.

Le débat d’idée se résume t il pour les citoyens que nous sommes à un débat d’image. Il est cruel de se dire qu’au jour d’une communication globale et quasi instantanée la superficialité préside à notre devenir. Comment penser autrement quand Bush se fait réélire avec un discours conservateur empreint d’une spiritualité vaseuse, quand la Suisse élit un conseiller fédéral d’extrême droite et que la France mène au second tour des présidentielles un Le Pen.

Le choix des citoyens illustre malheureusement la faillite de la sagesse dans l’entreprise de se faire entendre par le plus grand nombre et de le rallier à elle.
A deux ans des Présidentielles françaises « Swiss Swiss Democracy » est une œuvre salutaire où Thomas Hirshhorn développe dans un vocabulaire artistique unique ; le besoin impératif de souligner la faillibilité de notre système.
Il interroge ou plutôt malmène la démocratie, et pas n’importe laquelle, la démocratie suisse, la démocratie la plus ancienne et la plus directe au monde, il en interroge les mythes fondateurs et la réalité présente et à travers elle le Modèle démocratique.

Thomas Hirshhorn est un artiste brut dans la mesure où il utilise le vocabulaire visuel des grèves et des révolutions. Une expression artistique bâtit dans l’urgence et l’économie de moyens. Ici le beau c’est l’idée, dans le potentiel d’émancipation et de progression dont elle est porteuse. Thomas Hirshhorn montre l’idée dans sa nudité et charge d’un maximum de sens le cadre dont il dispose, aujourd’hui le centre culturel suisse. A l’image des artistes romans qui sculptaient les chapiteaux d’église pour y raconter en image l’histoire sainte, Thomas Hirshhorn se soumet au cadre architectural avec une horreur du vide qui sature l’espace pour le rendre totalement signifiant.
La force du beau comme celle de l’idée c’est sa capacité de réunir les êtres, de les rapprocher autour d’une admiration commune. L’écueil du beau c’est lorsqu’il devient objet de spéculation et de convoitise. Rien de cela dans Swiss Swiss Democracy. Le travail d’Hirschhorn ne se contente pas de mettre les idées à la libre disposition du public, il se sert de l’espace pour initier un débat, pour le rendre vivant. Le centre culturel suisse devient sous sa main un espace de vie et d’émulation intellectuelle. Une œuvre participative où le public est invité à s’asseoir - lire le quotidien édité sur place ou simplement boire un verre – mais aussi à consulter le fond documentaire et à utiliser les photocopieurs.
Avec la pièce de Guillaume Tell jouée par la troupe de Gwenael Morin et les lectures quotidiennes du philosophe Marcus Steinweg, l’artiste convoque la folie et la raison. Un « espace VO » de la pensée alternative ? On aimerait que ce soit un coup de pied dans la fourmilière, mais c’est le coup de pied d’une fourmi.
Peut être dérisoire, comme la pièce mise en scène par Peter Brook aux Bouffes du Nord, qui illustre la difficulté de faire entendre la sagesse à un monde séculier où les conflits d’intérêt privés et politiques prennent perpétuellement le dessus. Ce sera la farouche inertie du sage, sa foi inébranlable qui lui permettront en définitive de faire entendre son message.
Ou dérisoire encore comme les quelques mots lancés chaque soirs sur la ligne 2 par ce graveur retraité : salut salam shalom

L’idée de la démocratie flatte nos consciences et les plongent dans la torpeur. L’éveil des consciences individuelles est nécessaire. Si on ne peut pas l’espérer à court terme il est bon de savoir que la sagesse brille dans les actes d’hommes qui n’ont pas peur d’en exprimer l’utopie.
Il ne tient qu’à nous d’y croire et de la relayer.

Nb : Force est de constater que nos « démocraties » châtient les discours qui les dérangent : le gouvernement helvète a immédiatement diminué les subventions du centre culturel suisse.

Nb2 : Guillaume Tell est un héros parce qu’il est mis dans la situation de le devenir. Il est un héros parce qu’il contrevient à la loi d’état pour lui substituer sa loi morale.


« Swiss Swiss democracy » Centre Culturel Suisse jusqu’au 31 janvier 2004
«Ttierno Bokar » Bouffes du Nord jusqu’au 15 janvier 2005
« Un homme dans le métro » tous les soirs sur la ligne 2

19/12/04 - 14:44

tellement rempli de moi

tellement rempli de moi que je m'encombre
tellement rempli de moi que je déborde
une fontaine de merde, de pisse de morve. et de sperme c'est par là que j'aime le plus m'épancher, me répendre.
c'est curieux de désirer tellement quelque chose que lorsqu'on l'obtient on est déçu comme môme à noel, vous vous souvenez quand vous ouvriez le paquet contenant l'hydravion GI joe tant convoité et que contraiment à la pub de la télé vous vous rendez compte que le jouet que vous pensiez voir flotter coule piteusement dans la baignoire.
je déborde aussi de paroles les hommes sont laches et prefere souvent substituer le mot à l'acte.
je ne déroge pas à la règle je suis lache et me répend en mots, moulin à paroles. des mots plus acides que le vomi, plus nauséabonds que la merde. Et puis les mots qui coulent comme la pisse, les mots pour parler. Les mots qui font du bien à dire et qu'on dit comme on se mouche. Enfin les mots qui ensèment comme le sperme. Ces mots là on devrait bien se garder de les répendre à tort et à travers, ces mots là font rêver, gare aux fausses couches.
on dit le mot immatériel il a pourtant le poids de ses conséquences. non vraiment on ferait mieux de se taire car chaque mot appartient à un membre, main il caresse, pied il repousse, tête il reflechit et coeur il nous noie.
bien à vous

19/12/04 - 14:21

La conquète de l'ouest

le rêve toujours à l'ouest plus loin vers le couchant. Derriere nous l'oppression des origines. et devant, l'inconnu le sauvage et l'or.
tout à l'ouest l'infranchissable océan. écran du rêve et des possibles. Tout à l'ouest le golden gate, Hollywood, la californie.
on marche en crabe cherchant le nord et regardant à l'ouest, je marche en crabe sans vous croiser.
se cache t il autre chose que des mirages derriere mon écran, je vois tant de visages je lis beaucoup de tourment, et je me demande si il y a un après écran, si des fois le rideau tombe, si l'amour est possible autrement , si l'amour est possible simplement dans le souffle d'un mot partagé d'un regard échangé.
bien à vous

13/12/2004

13/12/04 - 00:32

tri selectif

c'est une chose que j'ai beaucoup de mal à faire le tri sélectif. non pas que je ne sois pas sencibilisé au probléme de l'écologie mais voilà c'est plus fort que moi je jette tout dans la même poubelle et dire que j'avais toute les vignettes du wwf.
en amour c'est pareil j'ai du mal à faire le tri. entre mon désir des hommes mon amour pour les femmes tout se mélange et tout se complique.
je suis tombé très amoureux de garçons qui ne l'étainet aucunement de moi. de nombreuses filles mon aimé sans que je ne réponde à leurs avances remplis de la certitudes de mon homosexualité. Et puis entre déni et désir d'accomplissement je n'ai connu que des aventures sexuels glauques avec des garçons que je n'aimais pas et rencontrais que pour le sexe.
J'ai infecté ainsi une blessure narcissique jamais cicatrisé.
Encore amoureux, encore éconduit j'ai rencontré cette fille pas comme les autres, je lui montrais las textos éperdu que j'envoyai desesperement à celui qui ne me répondais jamais. Entre elle et moi rien n'était possible j'étais pédé et le savais. Pourtant quelques chose c'est passé, la solitude peut être était devenue trop pesante pour moi, où peut être qu'en m'étant présenté comme je suis avec mes préférences je me suis senti plus libre d'aller plus loin avec elle.
C'est que rapidement elle est devenue ma meilleure amie, j'ai pris confiance et me suis rapproché tout doucement d'elle ce n'était plus mon esprit mais mon corps qui voulait d'elle nous avons fais l'amour.
C'était la première fois que je faisait l'amour avec une fille. d'un coup il n'était plus question pour moi d'être passif. j'étais maladroit mais excité fier comme un môme de mon érection, inquiet que ma bite ne me lache qu'elle faiblisse avant la fin. Je n'ai pas tellement réfléchi à sa jouissance à elle sur le moment ne m'importait que ma nouvelle position d'homme qui pour la premiere fois possédait une femme. C'était comme si j'avais douze ans c'était comme si tout pouvait recommencé.
Mais on efface rien de sa vie, on ne refoule pas entierement ses désir, c'est à ce moment là que j'ai rencontré le site de ga.
j'ai toujours eu du mal à accepter mon homosexualité plus jeune je repoussais les avances des hommes dans le métro, aujourd'hui j'ai vieilli et je regrette le temps on l'on m'abordait directement.
Bien sur je pourrais faire les premiers pas mais voilà maintenant j'ai rencontré une femme avec laquelle j'aime faire l'amour, avec laquelle j'aime passer du temps. je n'arrive pas à lui dire je t'aime, ni à aimer de nouveau un garçon.
les garçons je les désire toujours mais maintenant je la désire elle en plus, et je ne sais vraiment pas concilier les deux.
cet amour qui n'a pas la majuscule du désir, et l'Amour que j'attend depuis mon adolescence celui du garçon qui retournera mon coeur et mon corps.
Aujourd'hui je ne sais plus quel est ma réalité et je me dis que ce n'est pas d'un genre dont on tombe amoureux mais d'une personne. et que l'Amour dépasse lesfantasmes que ce soit les fantasmes collectifs qui nous normalisent ou les fantasmes particuliers qui nous obsédent tout à chacun.